Confin’ addict

7 Mai 2020 | Des outils pour avancer, Prévenir les addictions

Atalience prévention des addictions en entreprise
Un des effets secondaires du “confinement Covid-19” serait une augmentation significative des comportements addictifs.

Pour certains d’entre nous, les conditions de vie, la solitude, l’inquiétude pour soi et pour ses proches, le stress, sans doute difficilement supportables, ont pu inciter à se réfugier dans des consommations régulières, voire excessives (d’alcool, de tabac, de médicaments, d’écrans, de jeux…).
Une forme de fuite en avant en quelque sorte, qui aiderait à faire face, ou plutôt à ne pas trop se confronter à ses émotions inconfortables.

Si vous souhaitez en savoir plus, voici les liens vers :

L’étude “Confinement, télétravail et comportements addictifs : le point de vue des Français” (Odoxa pour GAE Conseil, avril 2020)

L’article de l’Institut fédératif des addictions comportementales (IFAC) : “Confiné (e), c’est normal de céder à quelques envies”

L’étude de Santé Publique France : “Tabac, Alcool : quel impact du confinement sur la consommation des Français ?”

En formation, j’explique que l’on peut considérer l’addiction comme une mauvaise réponse à une difficulté rencontrée.
La consommation excessive devient une sorte de refuge, qui aide à supporter une souffrance plus grande (en se gavant d’écrans, de produits psychotropes, l’effet attendu serait d’échapper aux pensées négatives, inconfortables).

Vous pouvez faire un pas de côté pour vous auto-évaluer :

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Ai-je augmenté significativement ma consommation d’écrans (internet, télévision, jeux d’argent, jeux vidéo…) ?

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Ai-je augmenté ma consommation de cigarettes (je commence à fumer plus tôt, les intervalles entre 2 cigarettes sont plus rapprochés…) ?
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Est-ce que je pratique l’auto-médication, en augmentant les doses, en prolongeant la durée d’un traitement de médicaments psychotropes notamment (somnifères, antidépresseurs…) ?

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Est-ce que ma consommation d’alcool a augmenté ? Est-ce que je suis au delà des seuils préconisés par l’OMS (pas plus de 2 verres par jour, et pas tous les jours, zéro alcool pendant la grossesse…) ?
Puis posez-vous également ces questions :
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Suis-je dans la compulsion ? Dans l’impossibilité à résister ?

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Est-ce que j’observe des incidences négatives sur ma santé, mon état général, mes relations aux autres, mon travail, mon budget… ?

La prise de conscience de l’existence d’une difficulté est la première étape.
Peut-être s’agit-il d’addiction, peut-être êtes-vous davantage dans une consommation inadaptée…

Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez trouver de l’aide auprès des professionnels suivants :

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Médecins (généralistes, addictologues, du travail…),

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Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) : dans chaque département, des équipes pluriprofessionnelles vous apportent écoute, information, accompagnement,
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Centres d’écoute téléphonique, sites internet :
Joueurs Info Service
Drogues info Service
Alcool info Service
Tabac Info Service

Ne restez pas seul (e) face à ce genre de difficulté.

Des solutions existent, prenez soin de vous !